I heard there was a secret chord.

I heard there was a secret chord.
Du haut de mes 25 ans, je relativise sur ma vie présente. Je m'appelle Zac, Zac Efron. A une époque, je n'avais rien. Par chance, et surtout à force de travail acharné, je suis arrivé là où personne ne m'en aurait cru capable. Je suis parvenu où j'en suis grâce à des années de travail intensif, qui paraissaient dérisoires aux yeux de ma mère, et surtout de mon père mais aujourd'hui, croyez-moi bien, ils s'en mordent les doigts tous les deux. Je gagne en un mois plus qu'ils ne gagneront jamais en une vie. Je ne suis pas devenu prétentieux pour autant. Je n'oublie pas d'où je viens. Je reste un enfant du Bronx, et j'en suis putain de fier. Des quelques connaissances qui me restent de là-bas, je n'en connais que très peu qui ont réussi comme moi. Je trouve cela bien dommage car ils mériteraient tous d'être à ma place -ou presque-. Aujourd'hui, il est clair que j'ai beaucoup changé. Je ne vis plus dans un quartier minable du Bronx mais dans un sublime appartement -trois fois trop grand pour moi- en plein c½ur de Manhattan. Que demander de plus me direz-vous ? Eh bien, rien, absolument rien. J'ai tout ce que je désire. Je suis jeune, intelligent, célibataire, riche, convoité et je suis à la tête d'un des magasines les plus lus de mon beau pays.


Je n'ai que 19 ans mais j'ai déjà la tête pleine de projets, de rêves et de désillusions provisoires. Mon rêve à moi n'a rien à voir avec ceux des autres filles de mon âge. Pourquoi ? Mais parce qu'il est déjà à moitié réalisé, mon père y a soigneusement veillé. Oui, mon père a toujours fait en sorte que mes rêves se réalisent, si bien que ça en est devenu presque trop facile. Peu importe, aujourd'hui me voilà assistante d'un grand créateur que j'ai toujours littéralement vénéré. Ma vie parisienne me convient parfaitement mais aujourd'hui, je me vois obligée de quitter ma chère France et de traverser l'Atlantique. Ça ne me fait pas peur, au contraire, je suis tout excitée à l'idée de vivre pour la première fois sans dépendre du compte en banque de mon père. Qui plus est, je pars pour les États-Unis dans le cadre de mon travail, ce qui signifie que je vais voir défiler des beaux mecs toute la journée. Moi, matérialiste ? A peine. New York, fais attention à toi, Vanessa Hudgens arrive. J'ai toujours eu tout ce que je désirais. Je suis jeune, intelligente, célibataire, riche et je vais changer de vie, du tout au tout.





« Maybe I've been here before
I know this room, I've walked this floor
I used to live alone before I knew you
I've seen your flag on the marble arch
But love is not a victory march
It's a cold and it's a broken hallelujah. »




Une nouvelle story ouvre ses portes, encore. Les suites arriveront rapidement, et parfois par deux étant donné qu'un grand nombre de chapitres a déjà été écrit. Je suis assez fière de cette story, c'est pourquoi je vous demande de me le demander si vous en prenez une idée ou je ne sais trop quoi.

Pour les prévenus :
Je préviens toutes les personnes qui me laissent des commentaires ex-pres-sifs. Même un suffit du moment qu'il est expressif. Si vous ne laissez pas de commentaires de ce genre, ça ne sert à rien de demander à être prévenu, vous ne le serez pas, pas la peine de vous demander pourquoi.

Si vous voulez lire mes autres story, allez voir les favoris.
Les deux premiers chapitres arrivent dès que j'ai un nombre assez important de commentaires, histoire de ne pas les publier dans le vent.
Voilà, j'espère que vous prendrez autant de plaisir à la lire que moi à l'écrire.


Je vous embrasse très fort.
Bonne lecture.


(Diana&Solenne <3)
. & n'oubliez pas les favoris !

# Posté le samedi 31 mai 2008 11:22

Modifié le mercredi 26 août 2009 09:10

Sois sage, ô ma douleur, et tiens-toi plus tranquille ! _____________________ Charles Baudelaire.

Sois sage, ô ma douleur, et tiens-toi plus tranquille ! _____________________ Charles Baudelaire.
Zac's speakin'.

Sous mes yeux, s'étendait la ville de New York. Le regard plongé sur la pluie qui s'abattait sur les fenêtres de mon immense bureau, j'oubliai un instant ma conversation téléphone. Je repris cependant rapidement mes esprits en attendant Karl s'époumoner.

- Excuse-moi Karl, j'étais dans mes pensées, soufflai-je. [...] Donc, je disais, j'enverrais Ashley venir la chercher... Comment elle s'appelle déjà ? [...] D'accord... Tu es sûre qu'elle sera compétente pour ce que je cherche ? [...] Très bien, de toute façon, je te fais confiance. [...] Très bien... Oui, le nouveau numéro va être excellent je pense. [...] Il est presque fini, oui... On a déjà commencé la préparation du numéro spécial printemps. [...] Je te tiendrais au courant. De toute façon, on se voit dans deux mois pour la Fashion Week, je ne viens pas à Paris sans passer te voir. [...] D'accord. Bye, bonne fin de journée... Et t'inquiètes pas, Ashley s'occupera bien de ta petite protégée.

Je ris légèrement et raccrochai, après avoir salué à nouveau Karl.
Karl était la seule personne à toujours avoir été franche avec moi et pourtant, Dieu sait que dans le milieu de la mode, cela est extrêmement rare. Je n'avais pas vraiment envie d'accueillir la jeune fille qu'il m'envoyait mais je ne pouvais rien lui refuser. Il avait trop fait pour moi pour que je me permette de lui refuser quelque chose.
Il avait été l'un des premiers à m'encourager quand j'avais voulu prendre les commandes de mon magasine et jamais je n'y aurais été arrivé sans lui et son soutient.
Je sortis de mes pensées pour aller voir Ashley, l'une de mes assistances. C'était une jeune femme vraiment jolie, et pleine de vie, toujours souriante. C'était aussi quelqu'un que j'appréciais... Cependant, je dois dire qu'il y avait peu de gens que je n'appréciais pas. Je n'étais pas du genre à regarder les gens de haut. Je les mettais tous au même point, qu'ils soient riches, pauvres, mannequins ou autres... Pour moi, ils étaient tous pareils : des êtres humains. C'est ce qui faisait de moi ce que j'étais. Je n'étais pas pour autant naïf. Je pouvais sentir l'odeur de l'hypocrisie à des kilomètres à la ronde, mais j'étais comme ça. J'avais un humanisme qui faisait que les gens m'appréciaient, et je leur rendais bien en général.
Je m'approchai d'Ashley et passai la tête par dessus son bureau. Elle était au téléphone, en grande conversation :
- Oui, oui, je le lui dirais, ne vous inquiétez pas. [...] Non, ce soir, Mr Efron sera absent, il participe à une soirée caritative. [...] Non, demain, ce n'est pas possible non plus, nous recevons Sarah Jessica Parker, elle fera la couverture du prochain numéro. [...] Très bien, je lui dirais de vous contacter dès que possible. [...] Bonne journée Mr Wertheimer.
Elle raccrocha et leva les yeux vers moi, avant de lancer d'une traite :
- Zac, vous devez rappelez Mr Wertheimer. Il veut vous faire voir ses nouveaux sacs pour avoir une place dans le numéro de printemps. Et il dit qu'il sera présent à la Fashion Week, il espère que vous serez là aussi.
- Je l'appellerais tout à l'heure, répondis-je avec un sourire. Mais Ashley, j'ai besoin de toi. Karl m'envoie son assistante. Il dit qu'elle est très prometteuse et il paraît qu'elle a toujours rêvé de travailler ici donc il me l'envoie. Tu iras l'accueillir à l'aéroport demain. Moi, j'ai pas trop envie et puis demain il y a Sarah qui vient donc je pourrais pas m'occuper d'elle, je t'en charge. Si elle te paraît convenable, tu la feras venir, elle pourra assister à la séance photo, d'accord ?
En guise de réponse, Ashley hocha la tête.
- Ah, et il faut que tu ailles chercher les nouveaux Vuitton au magasin, continuai-je, et rappelle-moi d'appeler ma mère demain, c'est son anniversaire.
- Bien Zac. Vous avez besoin d'autre chose ?
- Si tu pouvais aller me chercher un café, tu serais formidable.
- J'y vais tout de suite. A tout l'heure, lança-t-elle en riant.
Je lui fis un grand sourire et retournai dans mon bureau. Quelques minutes plus tard, une visage familier passa dans l'encadrement de la porte.
- Je peux rentrer ?
- Oui, bien sûr, souris-je.
Il s'exécuta, le sourire aux lèvres.
- Alors Jesse, que veux-tu dis moi ? repris-je.
- Bah en fait, mon appareil m'a lâché et, bafouilla-t-il en se tortillant les doigts, gêné.
- Pas de problème, prends la carte de crédit de la boîte et va faire des folies, le coupai-je.
- Merci Zac, répondit-il avec un soupir de soulagement.
Je lui souris et il sortit. Jesse était l'un des photographes qui travaillait pour mon magasine. C'était un garçon très talentueux et très simple. C'était aussi l'un de mes rares amis, même si j'étais avant tout son patron, nous passions des heures à discuter de tout et de rien. Il était une oreille attentive, et Dieu seul savait à quel point je pouvais être bavard. Jesse était un garçon profondément gentil, accueillant et très franc, c'était surtout cela qui me plaisait chez lui. Je n'avais pas beaucoup d'amis à part lui. Pour dire vrai, je n'avais que Seth. Mais tout cela me convenait très bien. Je ne cherchais pas à avoir des tonnes d'amis. Il y avait tellement d'hypocrites qui me côtoyaient juste pour avoir l'espoir d'apparaître un jour dans mon magasine que j'avais fait rapidement le tri. Seth et Jesse n'étaient pas comme ça. Ils me respectaient autant que les autres, mais pas pour mon argent ou mon statut social, juste pour ce que j'étais et c'était cela qui faisaient d'eux mes amis.
Je fus à nouveau sorti de mes pensées, par Ashley qui revenait, toujours aussi souriante. Elle pénétra dans mon bureau, deux cafés à la main et m'en tendit un.
- Merci.
- J'ai appelé le Ritz tout à l'heure, je vous ai réservé la suite Coco Chanel pour la Fashion Week, souffla-t-elle en s'asseyant en face de moi.
- Tu veux venir avec moi ? demandai-je en buvant une gorgée de mon café.
- P... Pardon ?
- A Paris, tu veux venir avec moi ? répétai-je.
-Si je veux venir ??? Un peu que je veux venir !!!! s'écria-t-elle en sautillant sur sa chaise.
- Très bien, m'esclaffai-je. Seth et Jesse viennent aussi. Seth a toujours voulu voir Paris et Jesse est obligé de venir en tant que photographe.
- C'est génial, dit-elle simplement, affichant un sourire béat. Et l'autre là, la nouvelle qui arrive demain, elle viendra ?
- Je déciderais ça en temps et en heure... D'ailleurs, n'oublie pas d'aller...
- D'aller la chercher demain à l'aéroport à 14h00, me coupa Ashley, je n'ai pas oublier, ne vous inquiétez pas... Mais comment elle s'appelle déjà ?
- Je ne sais plus, soupirai-je en fronçant les sourcils. Appelle Karl, il te le dira... Après tu peux rentrer, tu as bien travaillé aujourd'hui.
- Zac, votre bonté vous perdra !
Je me mis à rire de bon c½ur puis lui fis signe de sortir, ce qu'elle fit sans tarder. Je me levai, mon café à la main et plongeai mon regard dans New York qui s'étendait devant moi. Il avait arrêter de pleuvoir, ce qui me fit chaud au c½ur. J'aime New York plus que toutes les autres villes que j'avais pu visiter, et encore plus quand le beau temps faisait son apparition. C'est le sourire aux lèvres que je fermai mon bureau avant de prendre le chemin de chez moi. Je n'habitais pas très loin de mon bureau, étant donné que celui-ci était aussi à Manhattan. Je rentrai rapidement chez moi, commandai chinois et partis me coucher, me préparant psychologiquement à une journée à nouveau éprouvante.


Zac Efron is Zac Efron.
Ashley Tisdale is Ashley Tisdale.
Jesse McCartney is Jesse McCartney.


# Posté le samedi 31 mai 2008 12:53

Modifié le samedi 08 août 2009 14:56

Cette vie est un hôpital où chaque malade est possédé du désir de changer de lit. _____ Charles Baudelaire.

Cette vie est un hôpital où chaque malade est possédé du désir de changer de lit. _____ Charles Baudelaire.
Vanessa is speaking.

L'aéroport Roissy-Charles de Gaulle était perpétuellement bondé de monde, et même aujourd'hui, à 3 heures du matin, j'avais du mal à voir à plus de dix mètres devant moi. Une énorme boule s'était formée au creux de mon estomac. Mon père, qui m'avait bien évidemment accompagné, me rassura en passant son bras sur ses épaules et m'embrassant sur le front. En temps normal, cela m'aurait fait un bien fou, mais j'étais bien trop stressée pour réagir. Dans quelques heures, j'allais débarquer à New York innocemment et cette idée me fit perdre mon habituelle confiance en moi. Qu'allais-je faire là-bas ? Et comment allais-je être accueillie. Je grimaçai légèrement et arrivai enfin devant la porte d'embarquement. Je me tournai vers mon père, un triste sourire aux lèvres.
- Bon, soufflai-je. C'est le moment, je crois...
Il me sourit et me prit dans ses bras pour me chuchoter à l'oreille :
- Je suis fier de toi, Vanessa. Tu y arriveras, j'en suis sûr.
- Merci papa, répondis-je en l'embrassant. Je t'aime. Je t'envoie un mail dès demain.
- Tu as intérêt ! Je t'aime aussi... Allez file, tu vas louper ton avion.
Je l'enlaçai une dernière fois et m'enfonçai dans le long couloir qui menait à mon avion. Quelques minutes plus tard, j'étais confortablement installée en première classe, à moitié endormie.
Je venais de quitter mon père, l'homme de ma vie. Personne ne m'a jamais autant soutenu que lui. Il avait toujours été là pour moi, en toutes circonstances et il avait toujours fait en sorte que je me sente bien. Croyez-moi, il avait réussi. Ce qui me perturbait le plus, c'est que je venais de quitter Paris, moi qui n'avait presque jamais quitté la France. En dehors de cela, je n'avais connu que l'Angleterre, et Londres, où j'avais pu apprendre l'anglais. Même en travaillant pour Karl Lagerfeld, je n'avais toujours vécu qu'en France. Aujourd'hui, je changeais totalement de mode de vie. Mon visa dans la main, j'angoissais légèrement. Je ne connaissais rien des États-Unis, de leur histoire ou de leur présent même. Tout ce que je savais, c'est que je n'avais obtenu un visa que parce que Karl Lagerfeld m'avait muté là-bas. Point. Leur président ? George W. Bush. Voilà, ma culture américaine s'arrêtait là... Je soupirai fortement et enfonçai ma tête dans mon siège pour finir par m'endormir... Une main me tapota l'épaule :
- Mademoiselle ! Mademoiselle !! Nous sommes arrivés.
Je plissai légèrement le nez et ouvrit les yeux. Je regardai par le hublot et aperçut enfin la terre ferme. Je ramassai rapidement mes affaires et sortis de l'avion, un sourire crispé aux lèvres. Au bout de quelques minutes, je réussis enfin à trouver mon chemin et à rejoindre la sortie. Devant moi se tenait une jeune femme blonde, d'une vingtaine d'années, très souriante. Elle tenait dans ses mains un écriteau sur lequel était écrit 'Vanessa Hudgens'.
Je souris et m'approchai d'elle :
- Bonjour... Je suis Vanessa Hudgens.
- Enchantée Vanessa, répondit-il en me tendant la main. Tout le monde t'attend avec impatience à la rédaction. Moi, c'est Ashley. Je suis l'assistante principale de Mr Efron. Tu resteras avec moi jusqu'à qu'il en décide autrement car tu seras sa deuxième assistante. C'est donc moi qui vais te former... Des questions ?
- Euh... Je peux te tutoyer ? bafouillai-je maladroitement.
- Oui, bien sûr, s'esclaffa-t-elle.
- Tu travailles chez Vogue depuis longtemps ? repris-je en souriant. Mr Efron est gentil ? Ça va comme je suis habillée ? Quels sont mes horaires ?
- Relax, la française ! me coupa Ashley, riant aux éclats. Je travaille pour Mr Efron depuis un an et demi et oui, il est très gentil... Enfin, tu en jugeras par toi-même. Ensuite, tu es très bien habillée. Et les horaires dépendent des envies de Mr Efron mais en général, il est très cool par rapport à ça.
- D'accord, soupirai-je, soulagée. Sinon, il y a quelque chose d'autre que je dois savoir ?
- Bon, je ne devrais pas te le dire normalement, mais au début, Mr Efron va probablement être désagréable avec toi... Tu comprendras un jour pourquoi... Pour moi, les deux premiers mois ont été un véritable enfer mais maintenant, c'est tout simplement génial.
- D'accord... Bon, parle-moi un peu de toi...
- De... De moi ? s'étonna Ashley.
- Bah oui, de toi !
- Je m'appelle Ashley, annonça-t-elle avec un sourire. J'ai 22 ans. Je vis à New York depuis toujours... Je suis célibataire et j'adore passer des soirées en boîte, entre copines... Sinon, je suis une obsédée de la mode.
- Je sens qu'on va bien s'entendre, lançai-je, amusée.
Nous rîmes de bon c½ur. Le temps de notre discussion, nous avions déjà rejoint la voiture d'Ashley. Cette fille me plaisait déjà beaucoup. Elle respirait la joie de vivre. C'était vraiment très agréable de discuter avec elle. Nous passâmes le trajet à discuter. Elle riait de moi, qui m'extasiais à chaque particularité que New York offrait à mes yeux émerveillés. Au bout de longues minutes, elle s'arrêta et gara sa voiture devant un immense immeuble d'une trentaine d'étages. Je sortis de la voiture et leva la tête pour apercevoir le dernier étage, bouche bée. J'aimais déjà New York.
-Tu vas habiter où ? s'enquit Ashley en me tira à l'intérieur.
- A l'hôtel pour le moment, soupirai-je. Je vais me chercher un ou une colocataire je pense...
- J'ai un appartement pas loin d'ici. Je suis en collocation avec ma meilleure amie et on en cherche une troisième donc si ça te dit...
Je la regardai, les yeux grands ouverts :
- Je... Bien sûr que ça me dit ! Merci beaucoup !
- Tu fais partie de la bande maintenant, me lança Ashley en me prenant par les épaules.
Pour toute réponse, je lui fis un grand sourire. L'ascenseur dans lequel nous étions entrées s'arrêta enfin et les portes s'ouvrirent, en même temps que mes yeux ébahis. Je n'avais jamais vu autant d'agitation dans une même pièce. Les gens courraient dans tous les gens, criaient, téléphonaient. J'avais l'impression que la terre aurait pu s'arrêter de tourner, personne ici ne s'en serait rendu compte. C'est la bouche encore ouverte que je suivis Ashley dans les couloirs. Beaucoup de personnes la saluaient au passage et elle leur répondait avec un grand sourire. C'était une fille très simple, et j'aimais beaucoup cela. Elle s'arrêta enfin et se tourna vers moi, l'air résolu.
- Nous allons entrer dans mon bureau... qui est maintenant aussi le tien. Prête ?
- Prête ! mentis-je, plus que tendue.
Elle appuya sur la poignet et poussa la porte. Mes yeux s'écarquillèrent et je pénétrai dans la pièce en sautillant. Ce bureau avait la taille de ma chambre à Paris -et croyez-moi, ma chambre faisait la taille d'un appartement de taille normale-. J'étais absolument conquise. Ashley m'expliqua tout ce que je devais savoir, ce que je devais faire, comment répondre au téléphone, les endroits où se trouvaient chaque chose. Au bout d'une demi-heure, j'avais la tête pleine à craquer mais j'étais résolue à me souvenir de tout dans le moindre détail. Karl m'avait voué une confiance aveugle en me permettant de travailler pour Mr Efron et je ne voulais en aucun cas le décevoir. Travailler pour Vogue avait toujours été mon rêve, et aujourd'hui, cela se concrétisait. Alors que je venais de raccrocher le téléphone auquel j'avais répondu pour la première fois, un homme ouvrit une porte qui était un peu en retrait. Il marcha vers Ashley et lui fit un grand sourire, m'ignorant totalement. Pour ma part, je ne m'en préoccupai pas trop, je le scrutai du regard. Il était grand, bronzé, musclé et avait des yeux d'un bleu époustouflant et des cheveux bruns en bataille qui lui tombaient sur le visage. Beau... Non, magnifique. C'était le mot parfait pour le décrire. Il se tourna enfin vers moi au bout de quelques minutes, et me salua d'un signe de tête.
Je me levai rapidement et m'approchai de lui :
- Bonjour, je suis Vanessa Hudgens, votre nouvelle assistante.
- Zac Efron, votre nouveau patron, répondit-il en serrant la main que je lui tendais. Allez donc me chercher un café.
Sans un mot de plus, il se retourna vers Ashley et reprit sa conversation comme si de rien n'était. Pour ma part, je restai figée quelques instants, la bouche entre ouverte. Son ton m'avait choqué. Jamais Karl ne m'avait parlé comme ça. D'ailleurs, jamais personne ne m'avait parlé comme ça. Il se tourna vers moi et me dévisagea.
- Bon, je vous paie pas pour ne rien faire alors allez me chercher ce café au lieu de rester plantée là !
Doublement choquée, je tournai les talons et sortis de l'immeuble pour aller au Starbuck's Coffee le plus proche. Je ne devais pas me laisser abattre. Je voulais ce job depuis trop longtemps pour abandonner aussi facilement. Zac Efron ne me faisait pas peur et j'allais lui faire savoir. Je remontai dans l'immeuble, son café à la main et rejoignis mon bureau.
Ashley me regarda et pointa du doigt la porte par laquelle il était entré tout à l'heure.
- Il est dans son bureau, vas y.
Je fis demi-tour et entrai dans le bureau de mon nouveau patron. Je restai bouche bée quant à la taille de celui-ci. Il faisait le double de celui que j'occupais avec Ashley, et il y a encore trente secondes, je doutais que cela fut possible. Il était au téléphone, apparemment en grande discussion.
- Ouais... La séance photo commence dans trente minutes, Sarah va arriver. [...] A tout de suite Jesse, et si tu es en retard, je te tords le cou.
Il rit de bon c½ur et raccrocha. Puis il se tourna vers moi, fronça les sourcils et s'assit à son bureau. Je déposai le café dessus et fis demi-tour.
- Si vous avez besoin de moi, je suis à côté Mr Efron, soufflai-je timidement.
- Zac... Je déteste qu'on m'appelle monsieur; lança-t-il sans même relever la tête, plongé dans ses dossiers.
Je levai les yeux au ciel et sortis. Je passais un long moment à travailler avec Ashley. Je m'appliquais beaucoup à mon travail. Je ne voulais pas que Zac Efron est une quelconque raison de me reprocher quelque chose, ce qui pourrait se répercuter sur Karl. Au bout de deux heures de travail acharné, Ashley vint me chercher.
- Lève-toi, je t'emmène quelque part.
Sans un mot, je me levai et la suivis. Elle nous fit descendre de quelques étages, et sortit de l'ascenseur. Je marchais derrière elle, tout excitée. Elle poussa une porte et des dizaines de regards se posèrent sur nous. Je parcourus la salle de regard. Zac Efron était là, à côté d'un jeune homme blond aux yeux verts flamboyants. Je tournai le regard et... Oh mon dieu ! Je crus que mon c½ur avait arrêté de battre. Devant moi se tenait Sarah Jessica Parker, dans une sublime robe. Ashley m'avait emmené à un photoshoot et rien n'aurait pu me faire plus plaisir. Je fis de mon mieux pour cacher mon bonheur, de peur de passer pour une gamine puérile et salua donc l'actrice le plus calmement possible. J'assistai donc à ma première séance photo, un grand sourire aux lèvres. Mon patron continua toute l'après-midi à être le moins agréable possible mais je n'y fis qu'à moitié attention car Ashley m'avait prévenu.



Vanessa Hudgens is Vanessa Hudgens.
George Clooney is George Hudgens.


# Posté le samedi 31 mai 2008 15:59

Modifié le samedi 08 août 2009 15:05

Mon plus grand luxe est de n'avoir à me justifier auprès de personne. _______________ Karl Lagerfeld.

Mon plus grand luxe est de n'avoir à me justifier auprès de personne.  _______________ Karl Lagerfeld.
Zac is speaking.

Comme presque tous les matins depuis quelques temps, je me levai en traînant des pieds. Je n'avais aucune envie de me rendre au bureau pour voir défiler sous mes yeux des mannequins -féminins ou masculins- tous plus superficiels les uns que les autres. Comme pour rajouter encore de la peine à mon âme, la pluie tombait à flot sur New York. Je soupirai en buvant mon café, le regard plongé sur la pluie qui dégoulinai le long des fenêtres de mon appartement. Je partis m'habiller, toujours aussi peu motivé. Je sortis ensuite de mon appartement, après avoir enclenché l'alarme et pris l'ascenseur. Une fois dehors, je pris une grande bouchée d'air frais, même si je savais pertinemment que la pollution s'y mêlait. J'ouvris mon parapluie et marchai jusqu'à mon lieu de travail. J'arrivai rapidement au trentième étage. Je pris la direction de mon bureau, passant par celui d'Ashley et de Vanessa. Quand j'entrai, Ashley n'était pas encore là, contrairement à Vanessa qui était trempée de la tête aux pieds, ses cheveux étaient collés à son visage et des gouttes tombaient sur ses épaules comme si elle sortait à peine de la douche. Je lui fis un sourire moqueur, auquel elle répondit en baissant la tête et pénétrai dans mon bureau. Ça ne me plaisait pas d'être désagréable avec elle, elle avait l'air d'être une fille très gentille mais je devais la tester. J'avais fait ça avec toutes mes assistantes et seule Ashley avait survécu. Les deux premiers mois où je les employais, j'étais littéralement infecte avec elles et je voyais celles qui finissaient par craquer. Je ne faisais pas ça par plaisir, je détestais être méchant avec les gens. Ce n'était pas dans ma nature. Je ne le faisais car, dans le milieu de la mode, il faut avoir les nerfs solides et je les testais tout simplement pour savoir si elles pouvaient y survivre. C'était le cas pour Ashley. Serait-ce le cas pour Vanessa ? Curieusement, je n'en doutais pas. J'avais rarement vu une personne aussi motivée et ambitieuse qu'elle, et cela s'annonçait donc bien parti pour elle. De mon bureau, je la voyais se débattre avec son slim qui lui collait à la peau. Je souris, amusé et partis dans la petite salle de bain qui bordait mon bureau. Il m'arrivait parfois de dormir au bureau, je me devais donc d'avoir tout le nécessaire. Je sortis une serviette d'un placard et me dirigeai vers Vanessa.
- Tiens, tu me faisais pitié, lançai-je en la lui tendant, un sourire aux lèvres.
- Euh... M...Merci, bafouilla-t-elle en l'attrapant, surprise.
- Va voir Seth, en stylisme, repris-je. Il te prêtera des vêtements secs. La prochaine fois, prends un parapluie.
- Merci Zac.
Elle me sourit puis je fis demi-tour et m'installai à mon bureau. A peine eue-je le temps de m'asseoir que l'horrible sonnerie de mon téléphone retentit.
- Allô ? [...] Salut papa... [...] Non, je n'ai pas oublié l'anniversaire de maman... [...] Ce n'est pas parce que je travaille que je l'oublie. J'allais appeler ! Il n'est que neuf heures je te signale. [...] Arrête un peu de grogner et passe la moi. [...] Allô ? Maman ? [...] Joyeux anniversaire. [...] Tu as reçu mes fleurs ? [...] De rien... Sinon, tu vas bien ? [...] Et papa, ça va ? Il ne t'en fais pas trop voir de toutes les couleurs ? [...] D'accord... Si jamais il y a un problème, tu me préviens, hein ? [...] Promis ? [...] D'accord repasse-le moi. Je t'aime maman. [...] Oui ? Qu'est-ce qu'il y a ? [...] Non, le numéro du mois prochain est un peu en retard donc je dois bosser deux fois plus et le mois prochain, je suis à Paris pour la Fashion Week. [...] C'est la semaine de la mode. [...] Laisse-tomber papa, tu comprends rien... [...] Non, papa, il n'y a pas que des pédés dans la mode ! Je ne le suis pas moi ! [...] Rooh, tu me saoules avec tes préjugés à la con ! [...] Après tu t'étonnes que je n'ai pas envie de venir te voir, hein ! [...] Ouais, c'est ça ! Ben salut !
Je raccrochai violemment et jetai mon portable sur la table. Mon père avait le don de m'énerver. Il avait toujours le mot vexant, le mot qu'on ne voulais jamais entendre. Il avait des préjugés d'un ridicule à couper le souffle. Pour lui, le milieu de la mode n'était constitué que d'homosexuels et d'anorexiques. Belle mentalité, n'est-ce pas ? Évidemment qu'il y en avait mais je m'en fichais. J'étais loin d'être homophobe. L'anorexie me gênait un peu plus, certes, mais que pouvais-je faire contre ça ? Mon père m'avait toujours poussé à bout, me reprochant sans cesse de ne pas travailler assez alors que je passais mon temps à ne faire que ça lorsque je n'étais pas avec Seth. Seth était mon meilleur ami. J'avais grandi avec lui, dans le Bronx. Quand j'étais devenu le rédacteur en chef de Vogue, je lui avais donné un poste important au stylisme. Ce n'est pas lui qui choisissait les vêtements, il choisissait les mannequins qui rentraient dedans... Croyez-moi, c'était loin de lui déplaire.
En parlant de Seth, il venait de passer la porte de mon bureau et me regarda avec un sourire malicieux.
- Putain mon vieux, il y a une nana qui vient de venir me voir, une bombe sexuelle mamamiha !!!
- Vanessa ? riais-je de bon coeur.
- Tu la connais ?
- Tu as fait la connaissance de ma nouvelle assistante, repris-je, riant toujours.
- Oh non ! Encore une que tu vas faire fuir en courant, lança Seth avec un sourire faussement triste.
- Non, je pense qu'elle va tenir le coup elle, elle a du caractère.
- Chouette !!!! Elle est hot ! s'écria Seth en sautillant sur place.
J'allais répondre, riant toujours lorsqu'on toqua à la porte.
- Entrez.
Ashley entra, toujours aussi souriant et fit la bise à Seth :
- Je viens vous apporter le book, le numéro est enfin fini. Il ne manque plus que votre accord.
- Ashley ? Je ne suis pas content, lâchai-je.
- Pourquoi ? demanda-t-elle avec un sourire crispé.
- Pourquoi tu fais la bise à Seth et pas à moi ?
Ashley me regarda avec de grands yeux et éclata de rire. Elle vint vers moi en sautillant et me fit la bise.
- Je préfère ça... Bon, dis à Vanessa d'aller nous chercher deux cafés à Seth et à moi et toi, il faut que tu appelles Aly pour savoir si tout est prêt pour la soirée de demain... D'ailleurs, je compte y emmener Vanessa, je veux voir si elle est capable de s'en sortir dans ce genre de soirée.
- D'accord. A tout à l'heure.
Je lui souris et attendit qu'elle sorte pour me tourner vers Seth :
- Ashley a réservé la suite Coco Chanel pour la Fashion Week.
- On sera combien ? s'enquit Seth.
- Euh... Ashley, Jesse, toi et moi... Quatre pour le moment, cinq si je décide d'emmener Vanessa.
- Ça pourrait être cool...
- Seth, arrête de coucher avec toutes mes assistantes, je t'en prie... En fait, c'est toi qui les fait fuir, pas moi ! le réprimai-je en levant les yeux au ciel.
- Hé !
- Tu devrais voir ta tête, je te jure, tu fais de la concurrence à Cher ! m'esclaffai-je.
- Tu rigoles j'espère ? J'ai une tête à utiliser du botox ? répondit-il en me poussant légèrement, riant.
- Je dois répondre franchement ? me moquai-je en souriant.
Nous rîmes à nouveau. Avec Seth, j'oubliais tous mes soucis. J'en avais même oublié ma conversation avec mon père. Rire avec lui m'était devenu indispensable.
Une voix nous ramena à la réalité :
- Vos cafés, Mr Efron.
- Zac, Vanessa ! Pas Mr Efron, soupirai-je d'un air exaspéré.
- Désolée, souffla-t-elle en baissant les yeux.
- J'espère que tu n'as rien de prévu demain soir, repris-je.
- Euh... non...
- Très bien... Un défilé est organisé, suivi d'une soirée mondaine. Tu m'accompagneras, ainsi qu'Ashley... Des questions ?
- Je dois mettre quoi ?
- Seth, occupe-toi d'elle s'il te plaît... Trouve-lui quelque chose dans lequel elle puisse entrer, déclarai-je, feignant l'exaspération.
Vanessa me regarda, choquée et visiblement vexée. Je ne pensais pas un mot de ce que je disais mais ça, elle ne le saurait pas avant deux mois. Seth me fit un clin d'oeil et la poussa doucement vers la sortie. Bien évidemment, Vanessa était loin d'être grosse comme je l'avais laissé suggérer. Au contraire, elle avait des formes très bien définies et des jambes fines et allongées qui feraient de la concurrence à toutes celles des mannequins sans cervelle que j'avais vu passer dans mon bureau. Ils sortirent tous deux de mon bureau et je pus me replonger dans mon travail. Je passai ainsi le reste de la journée. Le soir venu, je sortis de mon bureau et traversai celui d'Ashley et Vanessa.
- Bonne soirée les filles. Finissez tout ça avant de partir, leur lançai-je.
Je ne leur laissai pas le temps de répondre et sortis. Je ne rentrai pas tout de suite chez moi et pris le chemin de l'appartement d'une vieille connaissance. Je sonnai chez elle et elle me fit entrer sans un mot. Elle savait pourquoi j'étais là et elle me le fit vite comprendre puisqu'elle m'embrassa langoureusement sans me laisser le temps d'en placer une. Quand nous eûmes fini de faire l'amour, je me rhabillai rapidement, en prenant soin de ne pas la réveiller et rentrai chez moi. Je ne voulais rien de sérieux. Je n'avais que vingt-cinq ans. J'avais l'âge de profiter de la vie et c'est ce que je faisais chaque jour. "Carpe Diem" comme l'aurait dit le philosophe. C'était tout à fait ainsi que je voyais la vie. J'avais beau être à la tête d'un magasine de mode très important pour des milliers de femmes et être -d'après le New York Times- l'une des personnes les plus importantes du New Jersey, je n'avais pas envie de me prendre la tête pour des futilités pareilles. Je voulais vivre simplement malgré tout car je n'oubliais jamais d'où je venais. J'étais un enfant du Bronx.



Adam Brody is Seth Cohen.

# Posté le samedi 31 mai 2008 17:33

Modifié le samedi 08 août 2009 15:15

Le monde a été fait par les fous pour que les sages y vivent.__________________________ Oscar Wilde.

Le monde a été fait par les fous pour que les sages y vivent.__________________________ Oscar Wilde.
Vanessa is speaking.

Plus je découvrais New York, et plus je l'aimais. Je n'étais là que depuis deux ou trois jours mais déjà je me sentais chez moi, grâce à Ashley, et Rachel, sa meilleure amie qui était à présent ma colocataire. Je n'avais pas pris le temps de découvrir vraiment la ville, je travaillais bien trop pour ça mais ce que j'en avais vu m'avait énormément plu. Ashley et Rachel m'avaient promis de me faire visiter la Statue de la Liberté mais j'avoue que je doutais beaucoup qu'on puisse trouver du temps pour ça. Zac nous faisait travailler comme des forcenés. Il était tout le temps stressé car le numéro n'avançait pas assez vite à son goût. Ce garçon m'étonnait un peu plus de jour en jour. Je ne le comprenais pas vraiment. A chaque fois que je le voyais, il était très souriant, toujours en train de rire et dès qu'il m'apercevait, il devenait froid et passablement odieux. J'avais beaucoup de mal à le cerner... mais je faisais avec. Je n'abandonnerais pas aussi facilement, j'avais trop durement travaillé pour laisser tomber au moindre petit obstacle. Je pense qu'il avait remarqué ça, et qu'il le respectait. Je venais à peine d'ouvrir les yeux, le soleil pénétrait dans ma chambre. J'entendais déjà les bruits de klaxons dans les rues.
Ashley arriva en courant et sauta sur mon lit :
- Allez, debout feignante ! Aujourd'hui on va faire tout le programme de ce soir.
- J'ai pas envie, soupirai-je en plongeant ma tête sous les couvertures.
- Génial, ça va faire bien dans ton dossier si on dit que t'as loupé une des soirées les plus importantes de l'année parce que t'avais pas envie.
- Je te déteste ! lâchai-je.
- Menteuse !
Elle sortit de ma chambre en sautillant, je ris légèrement et sortis de mon lit. Après un long moment à me préparer dans la salle de bain, je rejoignis les filles dans la cuisine et regardai avec dégoût le bacon dans mon assiette.
- On rigole t'inquiètes pas ! s'esclaffa Rachel. J'ai été te chercher des croissants dans une boulangerie française.
- Merci Rachel, répondis-je avec un soupir de soulagement.
- Demain soir, ça vous dit une soirée en boîte ? proposa Ashley.
- Oui, oui, oui !!! Ça fait longtemps, s'enthousiasma Rachel.
- Moi, je suis partante.
- Génial ! Bon, on y va Vanessa sinon on va être en retard !
- Oui, oui, lâchai-je en la suivant docilement.
Nous sortîmes de l'appartement et traversâmes les rues bondées de New York City. Quelques minutes plus tard, Ashley et moi étions dans l'immeuble. Au fois au trentième étage, tout le monde nous salua. Nous leur répondions en souriant. J'aimais cela, être reconnue et respectée. Une fois dans notre bureau, nous nous installâmes. J'étais à peine assise lorsque le téléphone sonna, annonçant une journée longue et éprouvant. Aux alentours de dix heures, Zac arriva à son tour, magnifique, comme toujours.
- Dans mon bureau toutes les deux, tout de suite !
Je me levai d'un bond et suivis Ashley dans son bureau.
- Ashley, tout est prêt pour ce soir ? demanda Zac en se tortillant nerveusement les doigts.
- Oui, oui...
- Bien... Seth vous a trouvé une tenue à toutes les deux ? reprit-il.
- Oui, répondîmes-nous.
- Bien. Ashley, tu t'occuperas de l'accueil, Vanessa tu resteras avec moi, je veux voir de quoi tu es capable. Comme toujours, vous devez apprendre par c½ur la liste des invités... Faudrait pas que j'arrive devant quelqu'un sans savoir de qui il s'agit.
- D'accord.
- Pour le numéro spécial printemps, j'ai vu les photos des mannequins qu'on m'a proposé, continua Zac. C'est n'importe quoi, du grand n'importe quoi ! C'est un numéro spécial printemps, pas un numéro spécial dépressive. Ashley, ce soir, je te charge de me repérer des mannequins dignes de ce nom et pas des potiches anorexiques qui dépriment quand elles se cassent un ongle.
- D'accord.
- Bien... Vanessa, appelle Kate, je veux savoir si elle vient ce soir.
- Kate ? m'étonnai-je.
- Kate Moss, s'indigna-t-il, levant les yeux au ciel. Y en pas trois cent des Kate dans la mode !
- D'accord, répondis-je en baissant la tête.
- C'est bon, vous pouvez y aller... Ah Ashley, si jamais Rachel veut venir, y a aucun problème, Seth lui trouvera une robe.
- D'accord. Merci Zac, répondit Ashley avec un large sourire.
- De rien... Bon, au travail, allez !
Ashley se leva et me tira par le bras pour que l'on sorte de bureau. Nous passâmes le reste de l'après-midi à respecter à la lettre les instructions de notre patron. Vers 17 heures, nous partîmes avec Rachel voir Seth pour qu'il nous passe des vêtements potables.
Seth prit Ashley par les épaules et la regarda de haut en bas :
- J'ai la robe parfaite pour toi Ashley, tu vas l'adorer !
Il lui tendit une robe de chez Chloé, et en effet, la réaction d'Ashley ne se fit pas attendre.
- Aaaaah !!! Je l'adore, elle est superbe, je vais l'essayer tout de suite, s'écria-t-elle.
Elle embrassa longuement Seth sur la joue et partit en sautillant comme une enfant, sous nos regards amusés. Seth se tourna ensuite vers Rachel :
- Bon, toi comme tu es plus petite, je t'en ai choisi une autre, une Chanel, je suis sûr qu'elle va t'aller comme un gant.
- Merci !
- A nous deux, lança-t-il en me regardant enfin. Cette robe a été faite pour toi.
Il me tendit une longue robe noire absolument sublime.
- Merci Seth !!! T'es le meilleur, m'exclamai-je en lui sautant au cou.
- Oui, je sais, se venta-t-il. On me le dit souvent !
Je levai les yeux au ciel en riant puis partis me changer à mon tour. Quelques minutes plus tard, les filles et moi passions au maquillage puis nous partîmes pour la soirée à bord d'une somptueuse limousine.
- Ah !! Ça va être trop bien !! Je vous jure les filles, j'adore votre patron ! s'excitait Rachel.
- C'est vrai qu'on a de la chance, rit Ashley.
- Parle pour toi ! grognai-je.
- Il t'aime bien dans le fond, me sourit-elle avec un clin d'oeil.
- Bah très au fond alors, ironisai-je.
Nous rîmes à nouveau puis la limousine s'arrêta. Nous en sortîmes toutes les trois, aveuglées par les flashs des journalistes. J'avoue que j'avais du mal à réaliser à cet instant précis. Zac arriva vers nous, magnifique dans son smoking Hugo Boss. Il nous fit la bise -oui, oui, même à moi- et nous invita à entrer. Nous lui suivions docilement à travers l'immense salle. Il nous fit asseoir au premier rang, Ashley et moi étions chacune d'un côté de lui. Un homme d'une quarantaine d'années se dirigea vers nous.
- C'est Mike Johnson, chuchotai-je à l'oreille de Zac, le président d'une agence de mannequins qui commence à se faire connaître qui s'appelle Beauty & co.
- Mike, quel plaisir de vous revoir. lança Zac en serrant la main de l'homme qui s'était arrêté devant nous.
- Un plaisir partagé, Mr Efron... Qui est donc la charmante demoiselle qui vous accompagne ? demanda-t-il en se tournant vers moi. Une de vos nouvelles mannequins ?
- Non, répondit Zac en posant sa main dans mon dos, c'est ma nouvelle assistante, Vanessa Hudgens.
- Enchantée, déclarai-je poliment.
- De même, me souffla-t-il avec un sourire vicieux.
Il me fit un grand sourire et s'éloigna. Je le regardais partir avec une moue de dégoût. Cet homme était absolument répugnant et il se permettait de me draguer.
- Si tu commences à être dégoûtée dès ta première soirée, ça ne va pas aller, se moqua Zac, riant de bon c½ur. Crois-moi ma jolie, des hommes comme lui, tu en rencontreras plus d'un dans ce milieu.
J'allais répondre mais les lumières s'éteignirent, m'en empêchant. Le défilé commença quelques minutes plus tard. J'avais l'impression d'assister à un tournoi de tennis à voir les gens tourner leurs têtes de droite à gauche machinalement mais, j'adorais ça. Je me sentais bien là, voyant défiler devant mes yeux ébahis des robes toutes plus belles les unes que les autres. Une en particulier avait retenue mon attention. C'était une longue robe rouge absolument magnifique... et absolument hors de prix.
- Je suis sûr qu'elle t'irait très bien, me chuchota à l'oreille mon patron.
Je me sentis rougir et soufflai un timide merci. Heureusement pour moi, la pièce était toujours plongée dans une certaine obscurité car je me serais sentie ridicule de rougir ainsi devant mon patron. Le défilé passa assez rapidement, évidemment puisque je ne m'ennuyais absolument pas. Lorsqu'il fut fini, Rachel, Ashley, Zac et moi sortîmes de la salle et entrâmes dans une autre où étaient installés trois immenses buffets.
Un serveur s'approcha de nous avec un plateau soutenant plusieurs flûtes de champagne
- Mr Efron, mesdemoiselles : Une coupe ?
Zac en attrapa une, suivi d'Ashley. Je tendis la main pour faire de même mais Zac m'arrêta.
-Je te signale que tu n'es pas encore majeure, railla-t-il.
- Bien sûr que si, je vais avoir 20 ans dans deux semaines, m'étonnai-je, un sourcil levé.
- Aux États-Unis, la majorité est à 21 ans. Alors pas d'alcool pour toi, c'est tout, répondit-il, me regardant droit dans les yeux.
Je le regardais, bouche bée. Je n'en revenais pas du ton qu'il avait employé. Jusqu'à preuve du contraire, il n'était pas mon père. Ce mec commençait sérieusement à me taper sur le système. Il croyait peut-être que j'étais une gentille fille sage qui n'avait jamais touché un verre d'alcool de sa vie ? Eh bien, il se trompait. La vie parisienne ne fonctionnait pas comme ça. Voyant que je n'avais toujours pas bougé, il revint vers moi d'un air exaspéré et me prit par la taille pour me faire avancer. J'avais beau dire, à peine avait-il posé la main sur moi que j'avais senti chaque millimètre de mon corps frissonner.


To be continued...

Rachel Bilson is Rachel Bilson.

# Posté le dimanche 01 juin 2008 08:04

Modifié le samedi 08 août 2009 15:29